Blog entretenu par une bande d'accro au cinéma qui de temps en temps, ont également une émission de radio sur CKUM.

lundi 26 janvier 2009

Festival de films engagés à Moncton (c'est gratos ! profitez-en !)

Le Festival de films engagés CinÉveil vise des questions d’actualité

Symbiose et le Service des loisirs socioculturels de l’Université de Moncton présenteront la 3e édition du Festival de films engagés CinÉveil du 2 au 7 février prochain au campus de Moncton de l’Université de Moncton. La programmation comprend une panoplie de films traitant des injustices sociales et des enjeux environnementaux.

La programmation sera lancée le 2 février à 18h30 avec le film « Battle of Chernobyl » - documentaire qui traite de la tragédie survenue à Chernobyl et les effets dévastateurs que cet évènement a eu sur les habitants et l’environnement et sera présenté à la salle 206 de la faculté des arts.

Le 3 février, c’est le film « Middle Sexes: Redefining He and She » qui sera à l’affiche à 18h30 à la salle 206 de la faculté des arts. Il nous offre une vue sur l’orientation sexuelle, la place qu’elle occupe dans la société et la présence de l’homophobie.

Tous les films seront diffusés à 18h30 à la salle 206 de la faculté des arts à l’exception de « Invisibles » qui sera diffusé le samedi 7 février à 13h30 plutôt qu’à 18h30. « 7 km2 d'infini » avec le court métrage « Le village des idiots » sera présenté le jeudi 5 février à 18h30 à la salle 163 du pavillon Jacqueline Bouchard.

Depuis ses débuts, il y a deux ans, Cinéveil se veut un agent de changement. Le festival a pour but non simplement de divertir mais de conscientiser, d'informer, d'inciter la pensée critique et la discussion. Il cherche à éveiller l'esprit des gens et à stimuler l'action engagée vers une transformation positive de la société et des gens et de leurs relations avec leur environnement et entre eux-mêmes. C'est encore cet esprit que Cinéveil promouvoit à sa troisième édition.

Toute une semaine d’excellents films vous attend. Venez chercher un horaire sur le campus. La programmation vous laissera sans doute avec de nouvelles perspectives sur le monde d’aujourd’hui.

Pour plus de renseignements :

Symbiose Université de Moncton, symbiose@umoncton.caCentre étudiant, B150-3 www.umoncton.ca/symbioseMoncton (N.-B.) E1A 3E9 Tel. (506) 858-4095

Valkyrie de Bryan Singer avec Tom Cruise




Je l’avoue, la vue de Tom Cruise en habit de soldat n’est pas du tout déplaisante... surtout avec une patch de pirate à l’œil ! Mais bon cela mis à part, Valkyrie est un film qui vaut la peine d’être vu, même sur vidéo. Au départ, j’ai été heureuse de constater que l’on fasse un film sur ceux de l’intérieur du Reich qui ne voulaient plus rien d’Hitler, de ses idéologies et de la guerre. Bref, il fallait démontrer au monde que nous ne sommes pas tous comme lui, peu importe si l’on échoue, affirme l’un des personnages dès le premier quart d’heure.

On parle donc d’un film historique, on connaît la fin, le dénouement final ne nous est pas étranger. On sait que Hitler ne sera ni assassiné ni renversé par sa propre armée. On se doute aussi que les « héros » du film et surtout LE « héro » le colonel Stauffenberg incarné par Tom Cruise, sera fort probablement fusillé et n’aura pas droit à cette superbe finale hollywoodienne où il peut retrouver femme et enfant et terminer ses jours en beauté. Mais à un certain moment dans le film …. On y croit !! On se dit, ça y est, ils vont réussir, ils vont l’avoir !! Mais la vie est ainsi faite que rien ne peut se dérouler comme on le prévoit et que même les plans les plus géniaux peuvent s’effilocher pour une simple question de température ambiante …

Les points forts du film : des dialogues directs, on ne se perd pas son temps dans l’émotion, on est en temps de guerre et tout est urgent, il faut agir. Bref on entre dans l’action rapidement. Les scènes entre le colonel Stauffenberg et sa femme sont simples, belles, courtes. On n’a pas droit à de longues scènes d’amour qui dans ce genre de film alourdirait le déroulement. On sait qu’ils s’aiment, mais là n’est pas le point central de l’histoire. Et le colonel et sa femme savent bien qu’il y a plus grand que leur vie en jeu.

Le débit du film est rapide, on sent l’urgence et de ce fait, l’attentat nommé opération Valkyrie a eu lieu 9 mois avant le débarquement en Normandie. C’était en effet le quinzième attentat à la vie d’Hitler, duquel on a connaissance, à l’intérieur du Reich.

Oui le film est en anglais, mais cela n’enlève rien à l’histoire et à la forte impression qu’il nous laisse. Et puis, tout ce qui entoure les personnages est en allemand, les documents, les cartes, les lettres officielles, etc. On est vraiment en Allemagne.

mercredi 21 janvier 2009

Notorious

Je sais que l'idée de tenir une émission de radio était too much pour Madeleine et moi, mais cela ne veut pas dire que notre intérêt pour le cinéma a disparu pour autant, au contraire, lorsque j'ai le temps, je regarde des films. Et maintenant que l'on peut louer des films sur iTunes, penses-tu que la fille en profite? (La réponse est que-ouaille, si vous vous en doutiez.)

J'ai récemment été voir le film biographique, Notorious, purement par hasard, car je me trouvais dans le complexe Chapters/Crystal Palace et j'avais envie d'aller au cinéma. Le choix n'était pas fort fort, surtout que les films qui m'intéressaient, bien je les avais déjà vu. J'ai donc choisi Notorious, parce que le rapper Biggie Smalls était très populaire pendant mon adolescence et sa mort avait été extrêmement médiatisée et en plus de cette parodie d'une chanson, I'll Be Missing You, qui avait, ma foi, cassé nos oreilles pendant toute une année.

J'avais donc aucune attente en arrivant dans la salle. Je n'ai pas été déçue. Je n'ai pas été surprise non plus : comme biographie, Notorious n'apporte rien de bien nouveau sur la vie de cet artiste qui a pourtant eu un impact sur un important groupe de gens. C'était en fait, assez banal comme film. On a voulu présenter la vie de Christopher Wallace (de son vrai nom) : son enfance, son commerce de crack dans les rues de Brooklyn, ses séjours en prison, ses amours, ses relations professionnels, son ascension au top des palmarès... sauf que les bouts sont arrondis et le chemin pour se rendre au top était pas mal long, même pour l'auditoire.

Les personnes étaient joués de façon simpliste et inintéressante et même, jusqu'à un certain point, de façon unidimensionnelle. On sait que Lil' Kim est une rappeuse dont les paroles sont très sexuels, mais dans le film, c'était tout ce qu'elle était... comparé au personnage de Faith Evans, qui jouait quasiment la Madonne ici. Le personnage de Puff Daddy était ridiculement polished à un tel point que je me demandais si Sean Combs avait produit le film (le générique de la fin me l'a ensuite confirmé.) Tous les personnages étaient des caricatures et les dialogues sonnaient tellement faux. Au cinéma, je peux pardonner des dialogues invraisemblables, mais lorsque l'on parle d'une biographie, je finis souvent par me demander si dans la vraie vie, si les principaux intéressés se parlaient vraiment de cette façon.

Puis quand le film s'est finalement rendu à la guerre West Coast/East Coast... on n'a fait que blâmer les intervenants de la côte ouest, car pour de vrai, l'équipe des Bad Boys "n'ont jamais voulu de cette rivalité". Ça été répété à multiples reprises... Anecdote à part : je me demande si l'émeute qui a éclaté à la sortie du film était une pirouette publicitaire pour faire connaître le film?

Puis je ne vais pas commencer sur les défauts au niveau du montage... la scène de cul entre Biggie et Kimberly Jones (avant qu'elle soit Lil' Kim) clashait tellement avec la scène auparavant et même si je suis habituellement pas du genre à cracher sur bonne scène de scène, celle là était inutile. Ce n'est pas comme si le reste du film était aussi cru, c'est surtout pour ça que la scène clochait pas mal.

J'imagine que pour les fans du Notorious B.I.G., ce film peut être intéressant, mais personnellement, je trouve qu'il ne rend aucun service à cet artiste qui méritait sûrement mieux que le produit final. Par contre, je me suis surprise à bopper de la tête constamment pendant le film. Et à en témoigner des autres personnes dans la salle de cinéma, le rythme s'était emparé d'eux aussi.

Sur 10, je donne un 3. Si au moins, il y avait eu des efforts de fait pour en faire un film de qualité... franchement...