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dimanche 5 octobre 2008

Le 22e FICFA est terminé!


C’est dans le cadre d’un 5 à 7 au Ciné-bistrot du festival que les jurys de la 22e édition du Festival international de cinéma francophone en Acadie (FICFA) ont remis les prix La Vague de cette 22e édition. La cérémonie de remise était animée par Sophie Boucher, animatrice à la radio de Radio-Canada Acadie.

Dans la catégorie Meilleur long métrage de fiction international, le jury a attribué le prix La Vague/TV5 au film libanais Sous les bombes de Philippe Aractingi. Le film est «un drame poignant sur l’absurdité de la guerre et la souffrance des innocents, filmé à chaud dans des décors réels. Un équilibre émouvant entre le témoignage et la fiction. Un film dont la force humaine et universelle coupe le souffle.» Dans cette même catégorie, le jury a aussi décidé d’attribué une Mention au film La Maison jaune d’Amor Hakkar, «Un road-movie qui défie les conventions du cinéma commercial, un film au rythme lent et poétique, à la construction anti-conflictuelle. Ici l’entraide et la solidarité face à la mort permettent l’accomplissement du deuil.»

Dans la catégorie Meilleur long métrage de fiction canadien, le jury a sélectionné le film de Denis Côté, Elle veut le chaos, «pour sa maîtrise visuelle et rythmique exceptionnelle. Tourné en noir et blanc, ce film brutal est à la fois beau et triste. Le réalisateur réussit à rendre émouvante l’existence de ces personnages marginaux». Le jury a aussi choisi de décerner une Mention à la comédienne Isabelle Blais pour son rôle dans Borderline de Lyne Charlebois. «Une performance exceptionnelle. Une totale disponibilité physique et émotionnelle. Du courage et un grand
talent. »

Dans la catégorie Meilleur moyen ou long métrage documentaire, le jury a privilégié Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin. «Ce documentaire en forme d’enquête fondée sur une recherche rigoureuse nous oblige à réfléchir sur notre responsabilité citoyenne face à une multinationale sans éthique. La réalisatrice dénonce avec courage la main mise machiavélique de ce pouvoir de l’ombre. Un film important, nécessaire. Un choc. »

Dans la catégorie Meilleure œuvre acadienne moyen ou long métrage, le prix La Vague a été décerné au film Lost Song de Rodrigue Jean. «Ce film minimaliste, comprenant peu de dialogues et d’action, aborde un tabou social avec délicatesse, justesse et sans jugement.» Le jury a aussi accordé une Mention pour la musique de Claude Fournier pour le documentaire Marie Hélène Allain en dialogue avec la pierre de Rodolphe Caron car sa très belle musique est en totale adéquation avec l’image et vient renforcer l’œuvre en lui apportant une dimension supplémentaire.

Dans la catégorie Meilleure œuvre acadienne court métrage, c’est La trappe de Lina Verchery de la Nouvelle-Écosse qui s’est mérité la palme. «Un documentaire qui fait découvrir deux communautés parallèles qui se rencontrent et se renforcent mutuellement. Une surprenante leçon d’humanité.»

Les prix La Vague du public sont allés au court métrage acadien Tic Tac de Marc Daîgle pour Meilleur court métrage canadien et à Une histoire louche de Rudi Rosenberg pour le Meilleur court métrage international.

Le prix La Vague/Judith Hamel de la Meilleure œuvre en Arts médiatiques a été décerné ex-aequo à Pascal Grandmaison pour ses installations Double brouillard et Je te vois à l’envers ainsi qu’à Julie Lequin pour son film Speech Lesson.

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