Blog entretenu par une bande d'accro au cinéma qui de temps en temps, ont également une émission de radio sur CKUM.

mercredi 2 avril 2008

Nous ne sommes pas pressées, mais...

Nous sommes tout de même au rendez-vous. Faute avouée est à moitié pardonnée? Puisque Madeleine et moi avons critiqué deux films différents, je vais vous parler du mien et je laisserai ma collègue faire la même chose pour Bienvenue chez les Ch'tis.

Into the Wild, réalisé par Sean Penn et mettant en vedette Emile Hirsch dans le rôle de Christopher McClandless, un jeune diplômé brillant, qui décide de tout laisser derrière lui sans dire un mot pour entreprendre sa grande aventure ''alaskaienne.'' Dans son périple, il fera la rencontre de plusieurs personnages qui auront autant d'impact sur lui-même que lui sur eux. J'ai été omnubilée par la beauté de ce film. Comme tout bon road movie qui se respecte, le paysage se doit d'être l'un des personnages principaux de film et on doit lui accorder une attention particulière. De la Géorgie jusqu'en Californie, jusqu'en Alaska, destination finale de notre jeune aventurier. Emile Hirsch se trempe complètement dans la peau de ce Christopher, adolescent malgré lui, qui sous l'excuse de partir à l'aventure et de quitter ce monde matérialiste, se sauve plutôt de lui-même et des responsabilités auxquelles il va devoir faire face. Non seulement les responsabilités que donne notre société de matérialisme, mais également les responsabilités que l'on a vis-à-vis de nos proches, qui malgré leur grand défaut, nous aiment malgré tout, à leur façon. Christopher McCandless était un grand rêveur qui pensait que la vérité se trouvait principalement dans les livres de ses auteurs préférés. Il finira par comprendre, un peu trop tard malheureusement, que le bonheur ne veut pas dire grand chose si tu ne peux pas le partager avec quelqu'un d'autre. Tu ressens profondément une sympathie pour le personnage principal, mais aussi pour sa famille et ses amis qu'il laisse derrière, un peu de façon égoïste. La scène où il quitte Ron Franz, joué par Hal Holbrook, brise le coeur, c'est épouvantable. J'ai roulé des yeux souvent dans le film, mais c'était comme roulé des yeux devant les gestes de son petit frère. Ce film est ouvert à créer des liens avec son auditeur.

Je le recommande fortement à ceux qui rêvent ou qui ont rêvé de tout laisser derrière eux pour entamer leur propre aventure et ceux qui passent le temps à en philosopher. Et pour les fans d'Eddie Vedder et de Pearl Jam, vous serez gâté par l'excellente bande-sonore signée par le chanteur de ce groupe rock qui nous a fait vibré durant les années 1990. Et 9 sur 10 pour le film.

Dimanche prochain, je ne pourrai malheureusment pas être à l'émission, mais je suis certaine qu'il y aura moyen de moyenner et on se retrouvera la prochaine fois!

Bon mi-d'semaine!

Aucun commentaire: